Carnets d’Atelier — Portrait n°3
Cyril Batayer, le passionné toujours à fond
Il est des hommes qui prennent le temps de réfléchir avant d’avancer. Cyril Batayer, lui, réfléchit souvent en avançant — et toujours à vive allure.
Chez lui, la passion n’est pas un mot soigneusement choisi pour décorer une brochure. C’est une manière de vivre, de parler, de travailler et parfois même de s’emporter. Lorsqu’une automobile lui plaît, son regard change. Il en fait le tour, ouvre une portière, examine une couture, écoute le moteur… et déjà, dans son esprit, commence une nouvelle histoire.
Cyril est le commercial du Garage Batayer, mais le mot paraît presque trop sage. Il est celui qui cherche les automobiles, rencontre leurs propriétaires, reconstitue leurs parcours et tente de découvrir, derrière une carrosserie brillante, la vérité de chaque machine.
Car il ne suffit pas qu’une voiture soit belle.
Il faut qu’elle ait une âme, un passé que l’on puisse raconter et une mécanique digne de la confiance d’un futur propriétaire. Il faut pouvoir la regarder partir du garage avec la certitude d’avoir fait les choses correctement.
Direct, passionné et entier, Cyril ne sait guère faire semblant. Il parle des voitures comme on parle des êtres que l’on aime : avec enthousiasme, avec exigence et parfois avec une mauvaise foi que seuls les véritables passionnés savent défendre avec autant de conviction.
Fils de Christian et frère de Céline, il porte à sa manière l’héritage familial. Là où son père apporte l’expérience et où sa sœur veille sur l’ordre des choses, Cyril insuffle le mouvement. Il imagine, entreprend, raconte et entraîne toute l’équipe dans de nouveaux projets — parfois avant même d’avoir terminé les précédents.
C’est aussi de cette énergie qu’est né « Carnets d’Atelier » : l’envie de conserver une trace de ces automobiles, de ces rencontres et de ces instants que l’on oublie trop vite lorsque les portes du garage se referment.
Dans ces pages, Cyril sera celui qui s’enthousiasme, négocie, doute rarement, parle beaucoup et va toujours jusqu’au bout. Celui qui peut tomber amoureux d’une automobile en quelques secondes… avant que Christian ne lui glisse avec prudence :
« Attends un peu… Je ne la sens pas, celle-là. »
Parce qu’au Garage Batayer, les voitures passent, les histoires restent.
Et lorsqu’une histoire mérite d’être vécue, Cyril est rarement le dernier à appuyer sur le démarreur.